Et si le rôle de l’architecture était de (re)constituer des abris en mesure d’accueillir la complexité des usages contemporains et futurs ? Les structures capables de grande échelle où il serait possible d’anticiper n’importe quelle activité, occupaient déjà une place centrale dans les imaginaires de la théorie architecturale de la fin du siècle dernier.
Aujourd’hui, la question de la réversibilité du bâti - centrale au regard des problématiques contemporaines - demande une réactualisation du logiciel utopique ou cynique qui était à leur origine. La crise du logement demande à ce qu’on réinvestisse les logiques des structures béton passées pour créer de nouveaux types d’habitat collectif. Les équipements publics doivent maintenant être capables de changer de programme au cours de leur vie.
Certains des projets présentés, ici, poussent donc le curseur plus loin et cherchent par la question de l’infrastructure à pallier le dysfonctionnement d’une ville moderne fonctionnant en réseau et à proposer des contre-modèles, où la figure de l’utopie n’est jamais loin.
Cette première région englobe les pôles thématiques qui interrogent le degré de zoom auquel régler la lunette pour intervenir sur le projet. Sortant de la vision stéréotypée de l’architecture à la simple échelle du bâtiment, ces projets explorent des niveaux d’intervention jugés plus pertinents pour faire face aux situations contemporaines.
Allant du mobilier urbain comme réponse à la mise en commun de la rue jusqu’à la mégastructure capable de mettre en réseau radicalement une multitude d’individus, les étudiant·e·s cherchent ici à dessiner avec l’une des faces moins utilisées de leur kutch ou bien à joindre la perceuse au crayon.
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