L’école d’architecture offre un terrain d’expérimentation évident pour les étudiant·e·s. Elle propose notamment via certains studios de projet spécialisés de pousser l’architecture dans ses marges du point de vue de ses formes, ses matérialités et ses ambitions spatiales.
La recherche de nouvelles formes - par des outils de conception paramétrique, de génération via Intelligence Artificielle, ou par des jeux d’imbrication géométrique - peut relever d’une démarche auto-réflexive, dans un travail plus proche de la composante artistique de la discipline architecturale. Cependant, certain·e·s tentent aussi de l’utiliser afin de répondre à des exigences fonctionnelles spécifiques - un bateau à roues à aubes pour une croisière fluviale, une serre répliquant la configuration d’un marais - ou à déployer un geste architectural, par exemple, pour faire signal au sein d’un paysage.
Autant influencée par les formes de la nature, par des éléments de construction vernaculaire, que par des références héritées de la pop-culture, la part formaliste de l’architecture reste présente dans les envies et les outils de projets des futur·e·s praticien·ne·s.
Afin de former les futur·e·s architectes, l’ensa Nantes se donne un rôle : celui d’offrir, par les enseignements et la pratique du projet, un socle commun d’outils et de méthodes. La discipline architecturale est un assemblage de façons de voir, penser et concevoir en constante évolution. C’est une matière qui mute au fil du temps au regard des tendances et des conditions matérielles de son champ d’application.
Dans cette perspective, il n’est pas étonnant qu’une nouvelle génération de praticien·ne·s et théoricien·ne·s en herbe cherche à développer ses propres outils. Iels accélérent ceux déjà existants ou alors piochent dans l’éventail des domaines connexes, de la sociologie à la géométrie en passant par l’ingénierie ou les sciences du numérique...
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