La petite échelle - celle du mobilier, de la cabane ou du pavillon - est un moyen de concentrer les intentions d’un projet dans un objet dont la réalisation concrète reste à la portée de l’étudiant·e. Une fois construit, l’objet apparaît alors comme rapidement saisissable à l’échelle du corps. La taille du fragment ou du prototype est un moyen pour les étudiants de pouvoir matérialiser une idée qui aurait pu rester couchée sur le papier dans un autre contexte. Il permet d’influer rapidement sur le réel, sans subir l’inertie des contraintes extérieures de la construction « classique ».
Construire plusieurs petits amphithéâtres en bois sans fondations pourrait alors être une action plus directe que d’attendre la livraison de la prochaine maison de quartier. Tester un nouveau type d’assemblage structurel ou un nouveau matériau est évidemment moins engageant à l’échelle de la cabane que du logement collectif.
Partant de cela, il n’est donc pas étonnant de voir se multiplier les profils d’architectes-constructeurs chez les diplômé·e·s de l’école.
Cette première région englobe les pôles thématiques qui interrogent le degré de zoom auquel régler la lunette pour intervenir sur le projet. Sortant de la vision stéréotypée de l’architecture à la simple échelle du bâtiment, ces projets explorent des niveaux d’intervention jugés plus pertinents pour faire face aux situations contemporaines.
Allant du mobilier urbain comme réponse à la mise en commun de la rue jusqu’à la mégastructure capable de mettre en réseau radicalement une multitude d’individus, les étudiant·e·s cherchent ici à dessiner avec l’une des faces moins utilisées de leur kutch ou bien à joindre la perceuse au crayon.
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