Si le principe de refaire la ville sur la ville n’est pas nouveau, il est aujourd’hui difficile de continuer à penser faire de l’architecture dans les prochaines années sans se saisir pleinement du thème de l’adaptation de l’existant. Pour contrecarrer la solution facile de la construction neuve, il existe un large arsenal d’interventions possibles sur le déjà-là : restructuration, reconversion, rénovation énergétique, surélévation, greffe par double peau...
Dans ce contexte, les outils classiques de conception (type, morphologie, composition...) doivent nécessairement être adaptés à chaque situation construite. Maximiser le potentiel de ce qu’on a sous la main pour tendre davantage vers une économie des moyens et des ressources signifie aussi développer de nouvelles expertises : une finesse du relevé, une connaissance des ressources à disposition, une étude précise des qualités structurelles existantes. Cette rencontre entre savoir disciplinaire contemporain et matière existante passée devient alors l’occasion de réinventer de nouvelles spatialités, fonctions et matérialités.
Si l’objectif affiché est de combattre la construction à outrance tout en continuant à répondre pleinement aux besoins toujours actualisés des habitant·e·s, se focaliser sur la possibilité de permettre à l’existant de durer encore cent ans apparaît comme une posture évidente pour la génération ici exposée.
Pour cette seconde région, il est question du rôle que se donne l’architecture. À quoi ou à qui doit-elle servir ?
Mais surtout, vers quelles problématiques contemporaines il est devenu urgent de faire converger les énergies ? Ici, la question générationnelle revêt une importance particulière. Certain·e·s jeunes architectes cherchent aujourd’hui à aller au-delà de la simple production de bâti et à requestionner une discipline architecturale auto-réflexive. Les un·e·s choississent d’assumer une posture sociale et politique, tandis que d’autres prennent à bras-le-corps les questions écologiques ou s’investissent dans de nouveaux territoires.
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