Le concept de low-tech ne se limite pas à la simple idée qu’il faudrait rejeter les technologies de la modernité. Certes, les artisans du low-tech partent d’un rejet des prétendues solutions du capitalisme vert allant de la smartcity, à l’accessoirisation à outrance en passant par les façades de bureaux greenwashées. Cependant, l’intérêt du low-tech réside dans un ensemble d’inventions techniques plutôt « simples » a priori. Elles visent à limiter au maximum l’impact environnemental de la construction et à adapter le bâti aux conditions climatiques critiques.
Mais elles amènent aussi à reconsidérer les acteurs et les structures sociales engagés dans le processus de construction. Les projets de ce pôle - mais on en trouvera aussi dans les autres régions - rassemblent des combinaisons de systèmes constructifs issus de matériaux bio et géosourcés, de reconfigurations de circuits courts, de tentatives de mise en commun des ressources existantes et de conception pour et par une communauté d’acteurs.
Les poteaux bois moisés, murs en terre crue, jardins d’hiver, systèmes de ventilation naturelle et autres protections solaires passives sont autant de composantes qui génèrent un langage architectural lisible au premier coup d’œil. Cependant, la lutte pour généraliser l’usage réel de ces techniques suffira-t-elle à insuffler un changement de paradigme massif dans l’économie de la construction ?
Afin de former les futur·e·s architectes, l’ensa Nantes se donne un rôle : celui d’offrir, par les enseignements et la pratique du projet, un socle commun d’outils et de méthodes. La discipline architecturale est un assemblage de façons de voir, penser et concevoir en constante évolution. C’est une matière qui mute au fil du temps au regard des tendances et des conditions matérielles de son champ d’application.
Dans cette perspective, il n’est pas étonnant qu’une nouvelle génération de praticien·ne·s et théoricien·ne·s en herbe cherche à développer ses propres outils. Iels accélérent ceux déjà existants ou alors piochent dans l’éventail des domaines connexes, de la sociologie à la géométrie en passant par l’ingénierie ou les sciences du numérique...
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